Agro Open Lab à l’international : des premiers liens tissés en Irak
Animateur de l’Atelier du Faire TechNum, MohammedHawndi est spécialisé dans les projets de robotique agricole, notamment autour du FarmBot, le robot maraîcher développé et utilisé au sein d’Agro Open Lab à l’Institut Agro Dijon. Kurde et originaire du Kurdistan irakien, il a initié une démarche d’ouverture internationale du projet Agro Open Lab.
À cette occasion, Mohammed a pris contact avec plusieurs universités de la région afin de leur présenter la philosophie du projet et les actions menées au sein d’Agro Open Lab, avec un objectif clair : créer des liens entre étudiants, enseignants et projets, au-delà des frontières.
Des échanges avec plusieurs universités irakiennes
Lors de son séjour, Mohammed a rencontré des enseignants de plusieurs établissements :
- Université de Sulaimani – College of Agricultural Engineering Sciences
- Université de Kirkuk – College of Medicinal and Industrial Plants et College of Agriculture.
- Université de Salahaddin (Erbil) – College of Agricultural Engineering Sciences
Ces présentations étaient destinées en priorité aux enseignants intervenant auprès d’étudiants ingénieurs et de niveau master, avec l’objectif qu’ils relaient ensuite ces échanges auprès de leurs étudiants.
Open source, low-tech et pédagogie par le faire
Les discussions ont porté sur les Ateliers du Faire, les projets étudiants et la pédagogie par le faire portée par Agro Open Lab. Mohammed a notamment mis en avant :
- l’importance de l’open source dans le développement de certaines machines,
- les approches low-tech, encore peu répandues dans les contextes universitaires irakiens,
- la possibilité de démarrer des collaborations à distance, via de petits projets en ligne.
Plusieurs universités ont exprimé un intérêt marqué pour ces approches, certaines envisageant même, à terme, l’ouverture d’un open lab au sein de leurs départements d’agroéquipement.
Un fort intérêt pour les Ateliers du Faire
Si l’ensemble des Ateliers du Faire a suscité de l’intérêt, le BubbleLab a particulièrement retenu l’attention, notamment pour ses applications possibles autour de la fabrication de boissons fermentées, en lien avec des boissons traditionnelles kurdes.
La forêt comestible a également attiré l’attention, en tant que support pédagogique concret pour aborder les questions de biodiversité, d’agroécologie et de gestion durable des écosystèmes.
Plus largement, les échanges ont mis en lumière l’attrait des universités rencontrées pour la diversité des Ateliers du Faire et leur potentiel en matière de formation et de projets étudiants
Une dynamique d’internationalisation déjà engagée
Ces échanges s’inscrivent dans une dynamique d’internationalisation déjà amorcée, notamment à travers des collaborations précédentes autour du FarmBot, en lien avec le Pérou. Les contacts établis en Irak viennent ainsi renforcer et élargir ce réseau, avec l’ambition de développer progressivement des projets communs, des échanges à distance et des coopérations pédagogiques entre étudiants et enseignants de différents pays.


































